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Coup dur pour les bénéficiaires des allocations familiales, l’âge de la revalorisation pour le deuxième enfant change dès le 1er mars 2026

Les familles vont devoir ajuster leur budget. Cette mesure va coûter cher aux bénéficiaires des allocations familiales.

Coup dur pour les familles. De nombreux budgets devront être resserrés à compter du 1ᵉʳ mars 2026. Sont concernés par cette coupure dans les revenus : quelques milliers de ménages composés de deux enfants ou plus.

En France, environ 6,7 millions de personnes perçoivent des allocations familiales, selon un rapport statistique de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) pour l’année 2024. Essentielle pour de nombreuses familles, cette allocation verra son montant revu à la baisse pour un certain nombre de bénéficiaires. En effet, la revalorisation pour le deuxième enfant est sur le point d’être amputée de plusieurs dizaines d’euros par mois.

Allocations familiales : un budget revu à la baisse pour certains bénéficiaires dès le 1ᵉʳ mars 2026
Les parents de jeunes adolescents, plus considérés comme générant des coûts suffisants, vont devoir faire sans ce complément. Jusqu’à présent, cette revalorisation était attribuée pour le deuxième enfant dès l’âge de 14 ans. À partir du 1ᵉʳ mars 2026, elle ne sera effective qu’aux 18 ans de celui-ci.

Pour une famille avec deux adolescents qui touche le montant maximum de cette revalorisation, soit 75,53 euros par mois, cette perte pourra représenter jusqu’à 3 625,44 euros entre ses 14 ans et ses 18 ans. À noter que cette mesure ne s’applique qu’aux foyers dont le deuxième enfant atteint l’âge de 14 ans à partir du 1ᵉʳ mars 2026. Les familles qui bénéficient déjà de la revalorisation ne sont pas concernées.

Vers un recul de la revalorisation des allocations familiales pour le deuxième enfant
Adopté le 16 décembre 2025, le budget de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) a acté ce recul de la revalorisation des allocations familiales pour le deuxième enfant. Pour faire passer cette décision, le gouvernement a avancé des arguments « béton » en faveur de ce report.

C’est une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), publiée en 2023, qui a notamment permis d’éclairer les votes. Ce fameux rapport remet en cause « une différence de coût généré par les enfants de moins et de plus de 14 ans ». Il « recommande de retenir plutôt le seuil de 18 ans » . Le but : mieux correspondre à la réalité des dépenses engagées par les familles.

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