Condamnation de Marine Le Pen : « Le système a sorti la bombe nucléaire », dénonce-t-elle

Suivez avec nous en ce mardi 1er avril 2025 les réactions après la condamnation de la cheffe de file du RN pour détournement de fonds publics assortie de cinq ans d’inéligibilité immédiate
« Elle est toujours candidate », affirme Marion Maréchal
La nièce de Marine Le Pen a « fait part de tout [s] on soutien », à sa tante après sa condamnation. « À travers Marine Le Pen, ce n’est pas seulement une femme qui est empêchée de se présenter, ce sont des millions de Français qui sont interdits de pouvoir choisir leur candidate favorite, et ainsi à travers elle de pouvoir choisir leur destin », a jugé Marion Maréchal sur LCI
Au lendemain de la condamnation de Marine Le Pen à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, le Rassemblement national est omniprésent dans les médias. L’occasion pour le parti de mettre en place son plan de communication à travers des éléments de langage préparés.

Tracts, manifestation, mais aussi accusation de « décision politique » de la part de la justice ou encore l’idée que la démocratie serait en danger, le Rassemblement national compte marteler ses arguments pour occuper le terrain et éviter d’évoquer le fond du dossier des assistants parlementaires européens dans lequel Marine Le Pen et une vingtaine d’accusés ont été condamnés, lundi 31 mars.
Ce qu’il faut retenir des déclarations de Marine Le Pen sur TF1
Marine Le Pen a été condamnée à quatre ans de prison dont deux ferme aménagés sous forme de détention électronique à domicile, à 100 000 euros d’amende mais surtout à 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN, ce qui hypothèque fortement sa candidature à la présidentielle de 2027.
Quelques heures plus tard, elle était au JT de 20h de TF1 pour s’exprimer pour la première fois après cette condamnation.
- Marine Le Pen a dénoncé une « décision politique » de la présidente, estimant que « l’État de droit a été totalement violé par la décision qui a été rendue », évoquant « des pratiques qu’on croyait réservées à des pays autoritaires ».
- Marine Le Pen estime être « éliminée » de la course à l’Élysée et appelle la justice à « se hâter » pour la date de son appel. Elle a clamé son innocence et celle des 23 autres condamnés à ses côtés, et assure qu’elle ne se retire « en aucune manière » de la vie politique
- Faisant un peu de fiction, elle affirme que même en cas de condamnation en appel sans exécution immédiate, elle se présenterait à l’élection présidentielle de 2027.
LFI dénonce le RN, « les rois des hypocrites »
Mathilde Panot, cheffe de file des députés LFI à l’Assemblée, est revenue lors du point presse hebdomadaire de LFI sur la condamnation de Marine Le Pen et de 24 membres du FN de l’époque. Elle a tenu à mettre en perspective les propos du RN depuis le jugement avec leurs prises de position de ces dernières années.
« Puisque le Rassemblement national ne cesse de mettre en cause le syndicat de la magistrature, que le syndicat de la magistrature était opposé en 2016 au fait qu’il y ait des inéligibilités à exécution provisoire, et que ceux qui ont poussé cette mesure-là s’appellent justement Marine Le Pen et le Rassemblement national, (…) vous avez face à vous les rois des hypocrites », a dénoncé la présidente des Insoumis à l’Assemblée nationale lors de la réunion hebdomadaire du groupe.