« Cela nous préoccupe »: Volodymyr Zelensky inquiet par un possible manque de défense aérienne en raison de la guerre au Moyen-Orient

Une nouvelle session de pourparlers entre Kiev et Moscou, sous médiation américaine, était envisagée début mars pour trouver une issue à la guerre en Ukraine. Mais le conflit qui s’étend actuellement au Moyen-Orient met en doute la possibilité d’organiser de nouvelles discussions.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est déclaré préoccupé ce lundi 2 mars par un possible manque de munitions pour des systèmes de défense aérienne, cruciales pour contrer les frappes russes, en cas de prolongation de la guerre au Moyen-Orient.
« Bien sûr, cette question nous préoccupe et c’est pourquoi nous sommes en contact avec nos partenaires », a-t-il déclaré dans un message à un groupe de journalistes dont l’AFP, tout en assurant n’avoir pas encore reçu de « signaux » en ce sens de la part des Européens ou Américains.

« Mais nous comprenons nous-mêmes qu’une guerre prolongée – si elle est prolongée – et l’intensité des hostilités vont affecter la quantité de défense aérienne pour nous », a-t-il ajouté.
Des discussions prévues entre Kiev et Moscou prévues début mars
Une nouvelle session de pourparlers entre Kiev et Moscou, sous médiation américaine, était envisagée début mars aux Émirats arabes unis, à Abou Dhabi, pour tenter de trouver une issue à la guerre en Ukraine entrée dans sa cinquième année.
Mais le conflit qui s’étend au Moyen-Orient, déclenché par des frappes massives sur l’Iran menées par les États-Unis et Israël depuis ce week-end, met en doute la possibilité d’organiser un nouveau cycle de négociations aux Émirats arabes unis.
« À cause des combats en cours, nous ne pouvons pas confirmer aujourd’hui que la rencontre aura lieu à Abou Dhabi, mais personne ne l’a annulée. La rencontre devrait avoir lieu », a affirmé Volodymyr Zelensky en réponse à des questions de journalistes.

Il a ajouté que la Turquie et la Suisse pouvaient représenter des alternatives pour accueillir ces pourparlers, en cas de « difficultés avec Abou Dhabi à cause des missiles et des drones ».


