Bordeaux : 49 % des délinquants sur la voie publique sont étrangers selon le préfet

Lors de ses vœux à la presse, le préfet de la Gironde, Étienne Guyot, a présenté son bilan pour l’année 2025, soulignant l’importance des problèmes de sécurité dans le département et le rôle que jouent les phénomènes migratoires dans cette situation.
Le représentant de l’État a dévoilé les premiers indicateurs du bilan sécurité 2025 en Gironde lors de ses vœux à la presse. Il a annoncé un renforcement de la lutte contre les étrangers placés sous OQTF car « ils tombent parfois dans la délinquance ».
L’accélération des procédures d’éloignement
« 49 % des auteurs de la délinquance sur la voie publique dans la zone métropolitaine sont étrangers », a affirmé Étienne Guyot selon Le Figaro. Cette statistique s’inscrit dans un climat marqué par les trafics de stupéfiants et les cambriolages fréquents en centre-ville.
« Nous allons tout faire pour que les OQTF partent parce qu’ils tombent parfois dans la délinquance », a déclaré le préfet de la Gironde, cité par Sud Ouest. En 2025, les expulsions effectives progressent de 30 % par rapport à l’année précédente.
Les services de l’État ont déjà notifié plus de mille obligations de quitter le territoire français dans le département, rapporte Le JDD. Le préfet affiche sa détermination à faire appliquer ces mesures administratives pour réduire l’insécurité.

Dispositifs de retour et surveillance des flux
L’État privilégie l’aide au retour volontaire pour faciliter les départs. Ce mécanisme financier permet aux étrangers en situation irrégulière de recevoir jusqu’à 3500 euros lors de leur retour au pays, selon Le Figaro. Deux tiers des étrangers expulsés en ont bénéficié.

Parallèlement, les contrôles aux frontières s’intensifient sur les axes routiers majeurs comme l’autoroute A10. « Il y a un flux qui nous vient principalement de la péninsule ibérique avec des étrangers en situation régulière, pour l’essentiel originaires d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne », affirme Grégory Lecru, le directeur de cabinet du préfet interviewé par Europe 1.
« Plus de 2700 étrangers en situation irrégulière ont été interpellés en Gironde en 2024. En 2025, au terme d’un peu plus de 4 mois, on est à peu près 950 étrangers en situation irrégulière interpellés. Donc, on est sur le même niveau », précise-t-il.


