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« Aucun racisme » : dans l’affaire CNews, Florence Bergeaud-Blackler dénonce une instrumentalisation politique

La controverse née des échanges sur le plateau de CNews concernant le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a suscité de vives réactions au sein de la classe politique et intellectuelle. Alors que les accusations de racisme se multiplient, l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler a apporté un éclairage à contre-courant sur cette affaire qui secoue le paysage médiatique.

Florence Bergeaud-Blackler a choisi les réseaux sociaux pour livrer son analyse sur la polémique relative à CNews. Dans une publication sur X ce mardi 31 mars, l’universitaire a directement commenté la séquence diffusée sur la chaîne impliquant le psychologue Jean Doridot et le philosophe Michel Onfray.
L’anthropologue dénonce certaines réactions politique
« J’ai écouté les propos tenus sur CNews. Aucun racisme. Je suis atterrée en revanche par les réactions », a affirmé l’anthropologue, ciblant l’attitude des responsables politiques après la diffusion de ces émissions.

Selon elle, le débat dépasse le simple cadre de la critique médiatique pour devenir un outil électoral. Elle a poursuivi son argumentaire en précisant ne pas être choquée par les réactions des membres de La France insoumise, qui selon elle sont « prévisibles », mais par « celles du PS, du centre et du gouvernement qui se sont opportunément positionnés contre l’extrême droite traçant ainsi la ligne qu’ils comptent tenir jusqu’en 2027 ». À travers ce message, la chercheuse a fustigé cette stratégie, soulignant : « Cette accusation leur servira de programme. »


Le gouvernement condamne vigoureusement les propos
Florence Bergeaud-Blackler a également partagé une vidéo de Sébastien Lecornu. Le Premier ministre a fermement condamné les propos tenus à l’antenne devant l’Assemblée nationale. Il a notamment déclaré que la « banalisation du mal et du racisme doit être combattue avec la même force et sans relâche ». Le chef du gouvernement a par ailleurs assuré que l’État se constituerait partie civile aux côtés de l’édile de Saint-Denis si ce dernier déposait plainte.
Face à cette mobilisation gouvernementale, l’anthropologue a exprimé son inquiétude pour l’avenir du débat public. Elle a conclu son message en déclarant sur le réseau social : « Les gens épris de vérité et de probité, qu’ils soient de gauche ou de droite vont vivre des mois très difficiles. Ces menteurs sont capables de tout et les lâches et les tièdes de se taire. »

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