Alimentation : Le gouvernement appelle à « une limitation de la consommation de viande et de charcuterie »

Deux ans après l’avoir repoussée, le gouvernement a publié la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat. Elle prône, entre autres, une limitation de la consommation de viande et une augmentation de celle des fruits et légumes
lle était attendue depuis plus de deux ans. La Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat a été publiée conjointement par les ministères de l’Agriculture, de la Transition écologique et de la Santé ce mercredi.
Censée définir l’action du gouvernement d’ici à 2030 pour une alimentation saine et moins émettrice de gaz à effet de serre, cette stratégie, dite « Snanc », est issue de la Convention citoyenne sur le climat et de la loi Climat et résilience qui a suivi en 2021. Source de controverses, elle préconise finalement « une limitation de la consommation de viande et de charcuterie », et non une réduction.

L’alimentation, une empreinte carbone non négligeable
Le mot « réduction » figurait dans le projet initial et était défendu par le ministère de la Transition écologique. Mais il avait entraîné un premier blocage. Le terme de « limitation » dans la consommation de viande lui avait ensuite été préféré. Mais ce remplacement avait entraîné un second blocage par Matignon qui souhaitait remplacer l’idée de réduction par « une consommation de viande équilibrée ».
Parmi les objectifs listés dans le document, une réduction « de la consommation de viande importée », « une augmentation de la consommation de fruits et légumes, de légumineuses, de fruits à coque et de céréales complètes, une consommation suffisante et limitée de poisson et de produits laitiers et une limitation de la consommation de viande et de charcuterie et réduire la consommation de viande importée ».

Une stratégie indispensable, l’alimentation représentant près d’un quart de l’empreinte carbone des Français, dont 61 % issus des « produits d’origine animale ».
