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Affaire Pilarski : Une pétition signée par plus de 10.000 personnes veut sauver le chien qui a tué sa maîtresse

Les signataires demandent que le chien Curtis, dont l’euthanasie a été requise, soit placé dans un refuge de l’Association AVA (Agir pour la vie animale), qui a proposé de l’accueillir

«Une alternative existe. » C’est l’argument au cœur de la pétition « Grâce pour Curtis », signée par plus de 10.000 personnes en moins de vingt-quatre heures. Le texte, lancé par une personne anonyme, s’oppose à l’euthanasie du chien, requise jeudi au terme des trois jours de procès de Christophe Ellul, son maître. Celui-ci était jugé pour homicide involontaire après la mort de sa compagne Elisa Pilarski, tuée en 2019 par des morsures attribuées à son pitbull Curtis.

L’animal, dont l’homme de 51 ans a reconnu mercredi, pour la première fois, une potentielle « culpabilité », vit depuis le drame dans un chenil, considéré comme un « scellé vivant ». Âgé de 2 ans au moment des faits, Curtis en a désormais 8. « Il a passé la majeure partie de son existence derrière des barreaux », déplore le texte de la pétition, qui affirme qu’une « alternative sérieuse, responsable et sécurisée existe ».

« Curtis mérite un fin de vie digne »
L’alternative en question : la « grâce » du chien et son placement « définitif dans le sanctuaire de l’Association AVA [Agir pour la vie animale], où il pourra vivre ses dernières années dans un environnement sécurisé et adapté ». Cette association, « reconnue pour son engagement et son expertise dans la protection animale », s’est proposée pour accueillir Curtis à vie dans son refuge, souligne le texte.

En soutien de sa demande, l’auteur de la pétition avance que l’association dispose « d’infrastructures spécialement adaptées pour les animaux nécessitant un encadrement particulier », « d’équipes professionnelles expérimentées » et « de protocoles stricts garantissant la sécurité du public, du personnel et de l’animal ». « Après plus de six années d’enfermement, Curtis mérite au moins une fin de vie digne », estime l’auteur, qui précise qu’« accorder la grâce à Curtis ne signifie pas ignorer les faits » mais « reconnaître qu’il est possible de protéger la société tout en préservant une vie ».

Une autre association de protection animale, Les amis de Sam, partie civile, s’est proposée pour accueillir Curtis et lui éviter l’euthanasie, estimant qu’il pourrait être rééduqué et ainsi cesser d’être dangereux. Pour l’animal et son maître Christophe Ellul, contre qui quatre ans de prison avec sursis ont été requis, il faudra patienter encore quelques mois avant d’être fixés sur leur sort : la décision du tribunal correctionnel de Soissons (Aisne), mise en délibéré, sera rendue le 11 juin.

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