Affaire Nahel : rebondissement dans l’affaire, sa famille sous le choc

L’affaire Nahel
Le 23 juin 2023, un jeune adolescent de 17 ans a été tué à Nanterre lors d’un contrôle routier. Souvenez-vous, des passants avaient réussi à filmer la scène. On pouvait voir sur les images, un des policiers sortir son arme, avant d’ouvrir le feu sur l’adolescent.
Le policier assure avoir agi dans la légitime défense
Le policier, en donnant sa version a expliqué être dans son bon droit. Il a en effet assuré que Nahel avait tenté de foncer avec sa voiture sur le fonctionnaire. Un témoignage qui a été réfuté par les deux passagers présents dans le véhicule.
De nombreuses émeutes en France
Florian M a ensuite été mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention provisoire. Il a finalement été remis en liberté quelques mois plus tard. La mort de Nahel a provoqué de nombreuses émeutes dans tout le pays. Cette affaire a relancé le débat sur les violences policières en France, et notamment la question du racisme.

Un procès pour le policier
Ce mardi 4 mars 2025, il y a eu du rebondissement dans l’affaire. Le parquet de Nanterre a en effet requis un procès pour meurtre à l’encontre du policier qui a tiré sur Nahel en 2023. Que va-t-il se passer pour la suite ?
Coupable de meurtre ?
Pour ce procès, deux qualifications sont possibles. Il y a le meurtre qui suppose que l’auteur des faits a eu l’intention de tuer la victime. Mais il y a aussi celle des violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Cette différence réside dans l’état d’esprit de l’auteur.

Les magistrats vont étudier les éléments
Pour faire la différence, les magistrats s’appuient alors sur des éléments matériels comme les circonstances de commission des faits, la nature des violences (avec ou sans arme), les zones du corps visées (vitales ou non), etc. Les propos de Florian M. dans son réquisitoire définitif n’ont pas convaincu le parquet.
Le policier connaissait les conséquences de son tir
Il est indiqué que le policier « n’a pas hésité à faire usage d’une arme dont il connaissait parfaitement la portée dangereuse, voire létale » et ce « à très faible distance ». Il note qu’« un tir à travers le pare-brise exposait nécessairement les parties vitales du corps de la victime, de sorte que le policier, par ce tir, ne pouvait ignorer qu’il exposait Nahel à la mort ».
Un comportement non justifié
Il note aussi que « si l’objectif de Florian M. était exclusivement d’empêcher le conducteur de redémarrer, il lui était possible de tirer sur le capot ou les pneus du véhicule ». En revanche, le parquet a reconnu « le comportement particulièrement dangereux » de Nahel lors de la course-poursuite qui a précédé.
Un mauvais jugement
Toutefois, il ajoute qu’ « au moment précis des faits, alors que son véhicule était bloqué dans le flot de la circulation et même s’il tentait de redémarrer, il n’apparaît pas qu’il a présenté un danger immédiat pour la vie de Florian M. ou celle de son collègue ».